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Spectaculaire, la butte rocheuse qui surplombe le cours de la Bave
a été occupée très tôt, dès le
Moyen-Age. Site et seigneur portaient déjà le nom de Sérénus,
duc d'Aquitaine, père de Sainte-Spérie martyrisée au
VIIIème siècle. Imposantes, les ruines actuelles donnent encore
l'image du castrum de "Saint-Séré" à la fin
de la guerre de 100 ans. Une vaste enceinte elliptique protège le
corps de logis seigneurial (disparu et remplacé par un bâtiment
moderne), hautement encadré par deux tours carrées, chacune
défendant une extrémité de la plate-forme: l'une élevée
au XIIIème siècle, pourvue de contreforts (hauteur 25 m),
l'autre du XVème plus forte et plus haute (35 m). Sur le flanc est,
en contrebas, une seconde muraille qui abrite les maisons des chevaliers,
telle la maison romane (actuel presbytère).
Au pied de la butte, se trouve l'église paroissiale d'origine
romane placée sous l'invocation de St Laurent, de là viendra
le nom moderne de la commune. En effet, à partie des XVIème
- XVIIème siècles, le castrum est abandonné comme siège
du pouvoir seigneurial, et la ville développée à ses
pieds, s'approprie le nom de Saint-Séré...
Le château, un des centres de la résistance lotoise pendant
la dernière guerre, a été acheté par Jean Lurçat
rénovateur de la tapisserie contemporaine. Mme Lurçat, à
la mort de son mari, en fit don au département du Lot, lequel y a
depuis crée un atelier-musée ouvert au public. De nombreuses
oeuvres de l'artiste y sont présentées dans le cadre inchangé
où il vécut. |